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  • Depuis plus de 27 ans, BGE Picardie accompagne des projets de création et de reprise d’entreprise avec le défi de couvrir l’étendue de son territoire. Et pas seulement dans l’économie classique. Si BGE Picardie a toujours accompagné des projets ESS, depuis 2018, afin de dynamiser sa capacité d’intervention, un pôle de l’Economie sociale et solidaire a été créé, avec le développement de prestations spécifiques d’accompagnement et l’objectif affiché de semer les graines de cette forme d’économie alternative, ambitieuse et complémentaire. 

  •  « Quel est le portrait-type d’un entrepreneur ? C’est l’activité de dessin que nous proposons régulièrement aux enfants lors de nos sensibilisations dans les écoles. Et devinez quoi ? Il ressemble souvent à un homme d’une cinquantaine d’années en costume avec un attaché-case. Pourtant, l’entrepreneur, c’est par exemple une femme et même très jeune ! », sourit la responsable du pôle Economie sociale et solidaire à la BGE Picardie Hélène Rouzé. 

    Les idées reçues dans le monde de l’entrepreneuriat sont tenaces. Mais depuis plus de 20 ans en Picardie, BGE mène ses actions pour démocratiser l’entrepreneuriat. « Quand on a envie de développer une idée, qu’on a la curiosité, le souhait d’apprendre et de compléter ses connaissances par la formation, construire son projet, entreprendre, est à la portée de tous, appuie cette accompagnatrice d’entreprise au quotidien. Mais pas n’importe comment, avec un soutien, des outils, des formations, une ouverture aux différents acteurs économiques, … que fournit la BGE pour concrétiser une idée. » 
     

  • Si ce réseau est présent partout en France, il revêt des formes variées. « BGE Picardie s’est adaptée à son public et à son territoire, explique Hélène Rouzé. Sur place, il a fallu créer des outils qui n’existaient pas et qui répondaient aux besoins d’accompagnement à l’entrepreneuriat. BGE a aussi multiplié ses points d’accueil. Plus la couverture est grande, plus nombreuses sont les personnes à nous solliciter avec leur idée », argumente-t-elle. Ecole de management et d’entrepreneuriat, clubs d’entreprises, couveuses d’entreprises, centre d’affaires…, la liste des entités est longue et compose aujourd’hui le groupe BGE Picardie organisé sous forme d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) avec près de 100 salariés. 

    Semer des graines de l’Economie sociale et solidaire

    Acteur de l’économie sociale et solidaire, BGE Picardie est depuis plusieurs années impliquée dans l’accompagnement de projets ESS. « Cela a commencé dès 1998 par la mise en place de prestations d’ingénieries pour les associations, puis par le dispositif local d’accompagnement à destination des associations dans l’Oise, raconte celle qui chapeaute aujourd’hui l’équipe du Pôle ESS depuis 2018. Quand un porteur de projet présente son idée, il est rare qu’il sache ce qu’est l’ESS et cela lui importe peu. L’équipe lui présente les formes de sociétés de l’économie conventionnelle, de l’ESS, ce que ça implique, comme l’idée de travailler sous forme d’un collectif. On plante des petites graines qui, un jour ou l’autre, éclosent dans le projet. Parfois, c’est inhérent à l’activité comme la recyclerie Anthurium, créée aux lisières de l’Oise. Parfois, l’évolution vers l’ESS prend du temps et d’autres formes. » 

    Services de récupération des consignes des traiteurs, proposés par Aneko à Compiègne, concept store réunissant des vêtements délaissés par les magasins de prêt-à-porter, élaboré par Les fringues du cœur dans le Creillois ou encore réhabilitation des milieux naturels grâce à des chevaux de traits avec Au rythme des fers à Auchy-la-Montagne… Les projets estampillés « Economie sociale et solidaire » se développent dans des activités variées, « avec une temporalité très différente et difficilement maîtrisable comparé à l’économie classique, remarque Hélène Rouzé. De nombreuses questions se posent sur le choix des statuts, l’articulation de l’organisation, mais aussi la place de l’emploi, la valeur du service proposé. Sur le territoire, il n’est pas non plus toujours évident de trouver les réseaux, les acteurs… à faire se rencontrer. »
     
    Avec le dynamisme et l’innovation, pour Hélène Rouzé, le grand défi pour des acteurs picards, « c’est de pouvoir plus facilement s’identifier, se rencontrer et créer du lien. A l’image d’une entreprise qui veut organiser de la mobilité à vélo : la collectivité a tout à gagner à comprendre son besoin, l’association qui promeut l’utilisation du vélo à se positionner et l’entreprise à faire appel aux acteurs identifiés… Economie classique et ESS sont complémentaires et peuvent tellement apprendre l’un de l’autre. »    
     

  • En chiffres, BGE Picardie c’est, en 2020 :

    • 6500 jeunes sensibilisés à la prise d’initiative économique et sociale
    • 4549 parcours d’accompagnement
    • 1500 emplois créés
    • 1444 créations / reprises d’entreprise
    • 100 salariés dont 3 5 spécialisés dans l’ESS
    • 9 antennes et + de 40 lieux d’activité dans les 3 départements : Aisne, Oise et Somme
       
  • Contact & informations
    - Site internet de la BGE Picardie : https://www.bge-picardie.org
    - Contact : Hélène ROUZE │Responsable du pôle économie sociale et solidaire
    BGE Picardie - 1, rue des Filatures 60000 BEAUVAIS
    Tél : 06 31 84 97 16